AGRICULTURES ET ALIMENTATIONS DANS UN MONDE GLOBALISÉ

21-28 septembre 2011, Cerisy-la-Salle
Colloque sous la direction de Patrick CARON (Cirad), Bertrand HERVIEU (Ministère de l’Agriculture), Bernard HUBERT (Inra et Agropolis International).

Agricultures, alimentations et mondialisation : paradoxes et controverses

Bruno Dorin, Économiste, Cirad, UMR Cired, 34398 Montpellier, France
Michel Petit, Agronome, IAMM, 34093 Montpellier, France
Jean-Luc François, Vétérinaire, Agence française de développement, 75598 Paris, France

 

Résumé


L’industrialisation et l’urbanisation entraînent un mouvement paradoxal qui rapproche, concentre et uniformise, d’une part, éloigne, désunit et différencie, d’autre part. Ces évolutions contradictoires alimentent deux conceptions de l’avenir des agricultures et alimentations du monde, deux visions contrastées d’où naissent les principales controverses actuelles ainsi qu’un impérieux besoin de les dépasser.

Abstract


Agriculture, food and internationalization: paradoxes and controversies. Industrialization and urbanization drive a paradoxical movement that brings together, concentrates and unifies on the one hand, and isolates, separates and differentiates on the other. These contradictory trends feed two visions of the future of agriculture and food in the world, two contrasting visions which give rise to the main current controversies and the urgency to overcome them.

 

Uniformisation et différenciation

Toute réflexion sur l’avenir des agricultures et alimentations du monde implique un questionnement sur leur place dans les multiples processus de mondialisation à l’œuvre. Le colloque de Cerisy entendait saisir, d’une part, les forces qui traversent le monde et affectent les paysanneries, d’autre part, la diversité des mouvements et des transformations, et cela dans une double perspective : celle d’un “ monde global ” connaissant une intensification des liens et des flux moteurs de transformations ; celle de “ mondes distincts ” connaissant chacun des destinées spécifiques.
Il s’agissait finalement de caractériser un paradoxe : la mondialisation comme moteur à la fois d’“ uniformisation ” et de “ différenciation ” (des produits, modes de vie, technologies, territoires...), cette dernière allant jusqu’à la marginalisation économique et sociale. Mais ce paradoxe en est-il vraiment un ? Uniformisation et différenciation ne sont-elles pas les deux termes d’un même mouvement dialectique ?
Cette question renvoie immanquablement à une problématique d’ampleur dont on peut cerner les contours en rapportant, par exemple, des propos de J.M. Siroën (1) qui souligne l’importance de distinguer deux logiques (deux conceptions) de la “ mondialisation ” (terme dominant en France) : la “ globalisation ” (terme largement utilisé dans le monde anglo-saxon) et l’“ internationalisation ”. Avec l’internationalisation, les états-nations demeurent dotés de prérogatives irréductibles, y compris au sein d’organisations “ internationales ” qui coordonnent leurs actions. Dans cette conception, la mondialisation s’élargit et se complexifie mais n’est pas nouvelle (elle pourrait même être cyclique). Elle crée des besoins de régulation que seuls les états-nations peuvent offrir même s’ils s’affaiblissent. Au contraire, pour d’autres, la globalisation marquerait l’accélération d’un processus de “ “fin de l’histoire” caractérisée par l’effacement des frontières, le déclin des états-nations et la généralisation du marché ” comme grand arbitre-organisateur des destinées.
Poursuite ou fin de l’histoire ? Annonce d’un nouveau monde ? Nous nous limitons ici à utiliser des matériaux présentés à Cerisy pour expliciter l’hypothèse d’un mouvement synchronique entre “ rapprochement, concentration, uniformisation ” et “ éloignement, dispersion, différenciation ”. Cet exercice présente l’intérêt de mieux caractériser deux mouvements contradictoires sur lesquels se construisent deux conceptions de l’avenir des agricultures et des alimentations du monde, deux visions contrastées d’où naissent les principales controverses actuelles ainsi qu’un impérieux besoin de les dépasser pour avancer.

Rapprochement, concentration, uniformisation

Un mouvement de concentration-uniformisation s’est considérablement renforcé depuis le début de l’industrialisation qui se caractérise par le passage de sociétés à dominante agraire et artisanale à des sociétés commerciales et industrielles. Les énergies fossiles (charbon puis pétrole) y jouent un rôle central puisqu’elles permettent l’explosion des transports de marchandises et de personnes. Les distances se réduisent entre continents, entre saisons (dessaisonalisation), entre villes et campagnes du monde aussi. Aujourd’hui, quelques grandes sociétés de négoce et transport comme Bunge (Carl Haussman, Bunge, états-Unis (2)) permettent aux Chacareros (500-1000 ha) et Propriedades (1000-5000 ha) de la pampa argentine de développer la production de soja pour l’exporter massivement en Europe ou en Chine (Pierre Gasselin, Inra). Depuis 2008, cette dernière importe plus de la moitié des quantités qu’elle consomme, en premier lieu pour alimenter ses élevages de porcs et satisfaire la demande croissante en viande de sa population, population qui se concentre sans cesse en ville, là où les perspectives de revenus sont plus élevées (Jo Cadilhon, ministère de l’Agriculture). Les villes se détachent ainsi de leurs campagnes proches pour se rapprocher d’autres, comme c’est également le cas – autre exemple  – au Maroc où l’urbanisation est aussi galopante que les importations de céréales et d’oléagineux, ce qui n’est pas sans conséquence sur la “ paix sociale ” lorsque les prix internationaux flambent comme en 2008 (Guillaume Benoît, ministère de l’Agriculture).
Le faible coût des transports et la concentration des lieux de consommation (villes et supermarchés) encouragent la spécialisation et la concentration des productions agricoles. Concentration spatiale d’abord, au sein des pays comme à l’échelle mondiale, avec la formation de grands bassins de production qui approvisionnent de grands marchés régionaux en blé, riz, maïs, soja, huile, sucre ou autres produits stratégiques. Ces bassins peuvent être appelés à quelque mobilité quand leur compétitivité s’érode comme pour les coopératives laitières de Nouvelle Zélande (Mark Paine, DairyNZ, Nouvelle-Zélande).
Concentration par l’intégration horizontale et verticale ensuite, avec la formation de puissantes agro-industries et agro-holdings comme celle de Mironovsky en Ukraine qui intègre la production de grains, fourrages, volailles et porcs (Jean-Jacques Hervé, Crédit agricole, Ukraine). Ces agro-industries sont de plus en plus financiarisées comme en Afrique du Sud (Estelle Bienabe, Cirad) et peuvent fortement développer localement le salariat agricole. De son côté, l’industrie alimentaire travaille des matières premières qu’elle fractionne puis réassemble pour déplacer la variété de l’offre (et la formation des valeurs ajoutées) de l’amont à l’aval des filières (Louis-Georges Soler, Inra). Elle multiplie aussi ses marques, comme Unilever qui approvisionne désormais chaque jour plus de 150 millions de personnes dans plus de 50 pays (Jean-Paul Charvet, Université Paris Ouest Nanterre la Défense).
En conjonction ou non se développe la motorisation du travail agricole qui remplace toujours plus les hommes et les animaux dans la préparation et la fertilisation du sol, le semis, la lutte contre les adventices ou maladies, la récolte. En amont de cette agriculture motorisée qui induit le dépeuplement des campagnes ou permet de coloniser des espaces faiblement peuplés, on trouve des fournisseurs de matériels et d’intrants (semences, fertilisants, pesticides) encore plus concentrés en multinationales. Ces dernières proposent des innovations techniques contribuant à l’artificialisation des milieux, l’automatisation des tâches et, finalement, une agriculture sans paysan.
Cette motorisation et cette “ chimisation ” de l’agriculture se sont accélérées depuis les années 1960, avec les politiques de “ modernisation ” ou de “ révolution verte ”. En fournissant au monde des calories et protéines bon marché, cette agriculture a permis de contrer les thèses malthusiennes et de nourrir une population qui a plus que doublé. Cela n’empêche pas de voir les surfaces par actif agricole diminuer, en Asie comme en Afrique. Quand les densités humaines deviennent très importantes en campagne comme en ville (Asie), on est alors tenté de louer ailleurs plusieurs milliers d’hectares, non sans tensions comme en éthiopie (Michel Foucher, Institut des hautes études de défense nationale) ou à Madagascar (Perrine Burnod,Cirad).

 

Éloignement, fragmentation, différenciation

Au mouvement d’industrialisation qui rapproche, concentre et uniformise, semble répondre un mouvement qui éloigne, désunit, différencie. En témoigne à Cerisy l’emploi répété des mots “ dualisme ”, “ polarisation ” et “ fragmentation ” qui opposent généralement les firmes de l’“ agro-business ” à une myriade de micro-exploitations et de petits paysans sans terre et sans marché.
Aucun continent n’est épargné par ce dualisme entre “ grands ” et “ petits ” qui s’accentuerait, des états-Unis (Jean-Christophe Debar, Agri US Analyse) au Vietnam (Denis Sautier, Cirad), en passant par l’Europe centrale (Marie-Claude Maurel, EHESS), l’Afrique du Sud (E. Bienabe), le Brésil (Sergio Pereira Leite, Universidade Federal Rural do Rio de Janeiro) ou l’Argentine (P. Gasselin). Le temps n’est plus guère aux grandes réformes agraires pour corriger ces inégalités même si certaines sont encore tentées au Zimbabwe (Waard Anseeuw, Cirad), en Afrique du Sud ou en Bolivie. Ces inégalités sont plus ou moins bien supportées, parfois en les officialisant comme au Brésil avec la juxtaposition de deux ministères (Agriculture et Développement agraire).
Cette polarisation-distanciation des structures de production va de pair avec une dissolution de liens familiaux et sociaux. Les observateurs ne se limitent plus à rappeler la “ désagrarisation ” et la “ fin des communautés rurales ”, comme maintenant en Asie (D. Sautier) ou en Afrique du Nord (Omar Bessaoud, CIHEAM-IAMM). Ils s’interrogent, en France tout spécialement, sur cette “ agriculture familiale ” qui l’est de moins en moins puisque terre, travail et capital s’avèrent de plus en plus détachés de la famille. Les formes de recompositions sont bien difficiles à caractériser, ce qui motive des projets de recherche, comme “ Agrifirm ” (Geneviève Nguyen-Thole, école nationale supérieure agronomique de Toulouse) ou “ BibBop ” (Catherine Darrot, Agrocampus Ouest), et le développement d’“ exploitations flexibles ” (Philippe Boullet, CERFRANCE).
Ces évolutions bousculent et recomposent. Dans la constellation d’institutions qui les accompagnent et les orientent, elles peuvent toujours plus hybrider – au sein d’un même écosystème  – savoir-faire “ indigènes ” et “ immigrés ” comme on l’observe en Louisiane, tant dans la production que dans la cuisine des aliments (Harriet Friedmann, Université de Toronto, Canada). Elles peuvent aussi conduire à une véritable implosion du tissu social, comme dans certaines campagnes d’Amérique centrale où les signes de réussite de quelques-uns sont noyés dans un océan de chômage, de drogue, de violence et d’insécurité alimentaire, un environnement où il est bien difficile d’innover ou d’entreprendre quand on ne ressent pas d’avenir devant soi (Henri Hocdé, Cirad). Pour juguler de telles évolutions, les “ filets de sécurité sociale ” se développent ou sont renforcés, comme au Brésil avec le programme “ Faim zéro ” qui distribue désormais 46 millions de repas gratuits par jour, en essayant parallèlement de s’approvisionner auprès des petits agriculteurs familiaux pour soutenir leurs revenus (Renato Maluf, Universidade Federal Rural do Rio de Janeiro ; S. Pereira Leite). Aux états-Unis, le programme d’aide alimentaire approvisionne 15 % de la population, des pauvres par ailleurs de plus en plus affectés par l’obésité (J.-C. Debar).
Les programmes environnementaux se développent aussi pour atténuer “ les nuisances de l’agriculture moderne ” et “ la surexploitation de la nature ” de plus en plus dénoncées (Hans Herren, Millennium Institute, Washington D.C.). L’éloignement à la nature, au vivant, aux territoires, aux hommes qui y vivent et à leurs savoir-faire génère suffisamment de tensions ou de frustrations pour encourager un fort développement de l’agriculture biologique partout dans le monde, mais aussi des aides “ découplées ” de la production comme en Europe (Hervé Guyomard, Inra), de la pluriactivité (gîtes, micro-jardins, artisanat), des associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) comme en France (Claire Lamine, Inra ; Hélène Tallon, Ariac), des appellations d’origine protégée (AOP) et des indications géographiques protégées (IGP) comme au Vietnam (Frédéric Thomas, IRD).
On promeut une “ agriculture écologiquement intensive ”, voire un changement d’ethos dans nos sociétés (Michel Griffon, ANR & Cirad). On nous rappelle aussi qu’il n’existe pas de solution à la fois équitable et efficace économiquement, mais qu’il existe par contre des compromis qui nécessitent certains débats et arbitrages collectifs (Claude Napoléone, Inra). Dans l’art de gérer les déséquilibres, les sociétés d’Asie seraient mieux prédisposées. Tant mieux car elles doivent relever avant d’autres de colossaux défis économiques, sociaux et environnementaux. Leurs expérimentations, tant techniques qu’institutionnelles,méritent pour cela un détour, comme en Inde où les villes sont déjà bondées et la surface moyenne par travailleur agricole inférieure à l’hectare (Bruno Dorin, Cirad).

 

Deux conceptions de l’avenir en controverse

Comme nous avons cherché à le montrer, les agricultures et alimentations du monde forment un continuum de situations qui semblent immergées dans un seul mouvement, celui de l’uniformisation appelant la différenciation. Aux deux pôles de cette synchronie semblent aussi correspondre deux pôles de raisonnement, deux visions contrastées et souvent opposées de l’agriculture, de l’alimentation et de leur avenir. à la dynamique d’uniformisation peut en effet être associée une vision “ libérale et productiviste ” encourageant les économies d’échelle, l’industrialisation de l’agriculture et de l’alimentation, la substitution du travail par le capital, la libéralisation des échanges internationaux, les concentrations géographiques et capitalistiques qui stimulent la consommation de masse et la croissance des économies. Cette vision en appelle une autre très contrastée, “ familiale et écologique ”, puisqu’elle associe souvent ceux qui défendent la petite agriculture familiale, critiquent l’agro-business et la grande distribution, appellent des pratiques agricoles beaucoup plus écologiques, des circuits courts entre production et consommation, une relative frugalité de consommation, aussi.
Ces deux visions s’affirment et s’affrontent désormais ouvertement et cela jusque dans le monde de la science, comme en 2008, lors de l’évaluation internationale des connaissances, des sciences et des techniques agricoles pour le développement (IAASTD) : Monsanto et Syngenta s’en retirent après avoir dénoncé un biais idéologique contre l’agriculture moderne, les multinationales, les pesticides et les biotechnologies. L’affaire déstabilise au point d’être rapportée dans la prestigieuse revue Nature (3). Pour défendre leurs positions, les uns mobilisent plutôt des résultats de sciences biologiques et économiques, les autres de sciences sociales et environnementales. Une fracture s’élargit ainsi dans les débats politiques nationaux et internationaux, tétanisant réflexions et actions qui sont pourtant plus que jamais nécessaires à la santé présente et future de l’humanité et des écosystèmes.
Comment penser et gérer ces controverses et l’état du monde qui les produit ? Cette question interpelle particulièrement la recherche agronomique française, comme l’organisation du colloque de Cerisy par le Cirad et l’Inra en témoigne. L’étendue et la complexité de la question déconcertent aussi ces deux institutions. Y répondre appelle bien sûr à multiplier les travaux dans des champs où des connaissances manquent cruellement, comme ceux de la financiarisation ou de l’intensification écologique. Cela appelle aussi – et plus fondamentalement  – “ des sciences autrement ” comme nous y invite François Grison (4) et bien d’autres philosophes avant lui (Michel Serres, François Jullien, Edgar Morin...) qui militent pour une compréhension plus coopérative, plus large et plus humaine des divers savoirs. Les agricultures et alimentations du monde en ont besoin, et les défis tant scientifiques que politiques qu’elles posent ont déjà motivé diverses initiatives, comme la prospective Agrimonde (5), la réflexion stratégique Dualine (6), la vaste enquête RuralStruc (7), l’observatoire des agricultures du monde (OAM, en anglais : World Agriculture Watch, WAW) ou la plateforme globale de prospectives (Global Foresight Hub).

 

Remerciements
Les auteurs remercient Bernard Wolfer (Inra), Stéphanie Barral (EHESS) et Corinne Cohen (Cirad) pour leurs commentaires durant l’écriture de ce texte.

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Natures Sciences Sociétés,21,1 56-59 (2013)
DOI http://dx.doi.org/10.1051/nss/2013082 - Publié en ligne 30 Juillet 2013

Écoutez les interventions des auteurs de cet article lors du colloque de Cerisy 2011

Bruno Dorin, Cirad

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Michel Petit, IAMM

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Jean-Luc François, AFD

Intervenants cités

Cliquez sur le nom de l'intervenant pour écouter et consulter sa présentation

ANSEEUW Ward, Cirad : ’Anti’-globalization revisited - Perspectives on Zimbabwe’s (agricultural) trajectory

BARRAL Stéphanie, EHESS-Cirad : Regard d’une doctorante sur les interventions et les débats de Cerisy

BENOÎT Guillaume, CGAER : Espaces ruraux et agriculture au Maroc

BESSAOUD Omar, IAMM : Les agricultures d’Afrique du Nord

BIENABE Estelle, Cirad : De la libéralisation à la financiarisation: une dualité accrue de l’agriculture en Afrique du Sud

BOULLET Philippe, Cerfrance : L’exploitation flexible

BURNOD Perrine, Cirad : Acquisitions foncières à grande échelle dans le secteur agricole : une montée en puissance de (nouvelles) firmes agricoles ?

CADILHON Jo, MAAPRAT : Déterminants et outils de la politique agricole chinoise 2011

CHARVET Jean-Paul, Paris X Nanterre : Rôle et adaptation des transnationales

DARROT Catherine, Agrocampus : Biens publics et politiques agricole : lecture historique des trajectoires d’agriculture familiale

DEBAR Jean-Christophe, AgriUS : La politique agricole des Etats-Unis

FOUCHER Michel, IEHDN : La globalisation foncière - Cartes

FRIEDMANN Harriet, Univ. de Toronto: Gumbo culture: Suggestions for Historical and Cultural Ways of Seeing Artisanal Farming and Fishing

GASSELIN Pierre, Inra : Fragmentations agricoles et rurales dans la Pampa argentine : aux confins du territoire ?

GRIFFON Michel, ANR : Non-labour, innovation par retrait, agriculture écologiquement intensive, etc. : concepts en débat

GUYOMARD Hervé, Inra : Agriculture et Union Européenne: diversités et convergences

HAUSMANN Carl, Bunge, Saint-Louis, Missouri : Le défi d’aujourd’hui: Pourquoi nourrir l’humanité va nous conduire à trouver un équilibre optimal entre les ressources naturelles et les besoins humains ?

HERREN Hans, Millennium Institute, Washington DC, VP de l’IAASTD : Agricultures et alimentations dans un monde globalisé : contribution à la controverse publique de St Lô

HERVÉ Jean-Jacques, Crédit Agricole : CIS countries : A “far East” moving towards global agribusiness (Ukraine)

HOCDÉ Henri, Cirad : Transformation des paysanneries en Amérique Centrale et aux Caraïbes

LAMINE Claire, Inra : Des attentes et pratiques des mangeurs... à la redéfinition des systèmes agri-alimentaires

MALUF Renato, Univ. Rio de Janeiro : La question agricole vis-à-vis de la question alimentaire au Brésil: une lecture basée sur l’expérience de participation aux politiques publiques

MAUREL Marie-Claude
, EHESS : Recomposition des structures d’exploitation agricole en Europe centrale

NAPOLÉONE Claude, Inra : Régulation des usages des sols et rareté de la terre

NGUYEN-THOLE Geneviève
, INP-ENSAT (programme Agrifirme) : Aborder l’agriculture de firme par les IDE et leur impact sur les formes organisationnelles de la production agricole

PAINE Mark, Dairy Ind. : Power through Partnership: dairy systems in New Zealand

PEREIRA LEITE Sergio, Univ. Rio Janeiro : Production, circuits de commercialisation et politiques publiques: quelques observations sur l’agriculture brésilienne

SAUTIER Denis, Cirad : Agricultures et alimentations dans un monde globalisé : le Vietnam

SOLER Louis-Georges, Inra : Filières industrielles alimentaires et enjeux de durabilité (extrait de DUALINE Cirad-Inra)

TALLON Hélène, Cirad : La pluriactivité, regard sur des itinéraires agricoles singuliers

THOMAS Frédéric, IRD : Indications géographiques au Vietnam. Quo vadis ?

WOLFER Bernard